Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Terraube dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort gascon

Château de Terraube

  • D42
  • 32700 Terraube
Château de Terraube
Château de Terraube 
Château de Terraube 
Château de Terraube 
Crédit photo : ww2censor - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
32700 Terraube, D42

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1272
Construction initiale
1308
Autorisation royale
XVe siècle
Refonte du couronnement
1683
Titre de marquis
1690
Construction des communs
1768-1773
Agrandissements majeurs
1790
Vente révolutionnaire
1816
Restitution familiale
26 février 1988
Protection monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château ; la cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; la fontaine dans les jardins, en contrebas de la terrasse (cad. AV 101, 109) : classement par arrêté du 26 février 1988 ; Salle à manger au rez-de-chaussée ; façades et toitures des communs (cad. AV 101, 109) : inscription par arrêté du 26 février 1988

Personnages clés

Famille de Galard - Propriétaires historiques Fondateurs et détenteurs du château depuis 1272.
Philippe le Bel - Roi de France Autorisa les remparts en 1308.
Jean-Louis de Galard - 1er marquis de Terraube Titré en 1683, ancêtre des actuels propriétaires.
Jean-Marie Depis - Acquéreur révolutionnaire Acheta le château comme bien national en 1790.
Guillaume Gras - Maître maçon Dirigea les agrandissements à partir de 1768.
Marquis de Terraube (actuel) - Propriétaire contemporain Descendant direct des de Galard.

Origine et histoire du Château de Terraube 

Le château de Terraube, érigé vers 1272 pour la famille de Galard, incarne le modèle des « châteaux gascons ». Ces constructions seigneuriales, peu fortifiées, misaient sur l’épaisseur de leurs murs et l’herméticité des étages inférieurs pour assurer leur défense. Le noyau primitif, rectangulaire et flanqué de deux tours carrées, reflète cette architecture sobre, dépourvue de machicoulis ou d’enceintes en dur. Les étages bas, initialement fermés, furent ouverts plus tard, lorsque le château perdit sa vocation défensive.

En 1308, le roi Philippe le Bel autorisa le seigneur de Terraube à « remparer » la ville, dont les vestiges sont encore partiellement visibles. Le couronnement du château, refait au XVe siècle, intègre des créneaux et des archères, chaque merlon étant surmonté d’un boulet de pierre. Ce remaniement illustre l’adaptation progressive de l’édifice aux besoins militaires et résidentiels de l’époque, tout en conservant son caractère gascon originel.

Aux XVIe et XVIIe siècles, le château connut d’importantes transformations. Les communs, ajoutés en 1690, complètent l’ensemble, tandis que Jean-Louis de Galard obtint le titre de marquis de Terraube en 1683, marquant l’apogée de la lignée seigneuriale. Entre 1768 et 1773, les maîtres maçons Guillaume Gras, Jacques Lapeyronie, Dominique Ducasse, puis Guillaume Aurio et Joseph Labarthe, agrandirent le logis et ajoutèrent deux ailes classiques. Ces travaux intégrèrent des éléments de réemploi, comme une cheminée et une porte provenant de la salle de Ferrières, voisine de Terraube.

La Révolution française interrompit temporairement la possession familiale : le château, vendu comme bien national en 1790 à Jean-Marie Depis, ne revint aux Galard qu’en 1816, après des négociations prolongées. Depuis, il est resté dans la descendance directe, appartenant aujourd’hui au marquis de Terraube. Classé monument historique en 1988, il protège notamment ses façades, sa cage d’escalier en fer forgé, et une fontaine des jardins, témoignages de son évolution architecturale.

Le château de Terraube illustre ainsi près de huit siècles d’histoire gasconne, mêlant héritage médiéval, adaptations Renaissance et embellissements classiques. Son plan initial, caractéristique des « châteaux gascons », et ses extensions ultérieures en font un exemple remarquable de résidence seigneuriale ayant survécu aux bouleversements politiques et sociaux.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours